« Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » : Une vérité universelle... même avec un chien
La célèbre phrase issue de l’univers des super-héros: « With great power comes great responsibility », prend une résonance toute particulière lorsqu’on parle de la relation entre l’humain et le chien. Car derrière la décision d’accueillir un chien dans son foyer se cache un engagement profond, exigeant, et parfois sous-estimé.
Adopter un chien, c’est accepter une forme de pouvoir.
Un pouvoir affectif d’abord, car on devient le centre de son univers. Il dépend de nous pour se nourrir, se sentir en sécurité, être stimulé physiquement et mentalement. Mais ce pouvoir n’est pas un privilège : il est indissociable d’une responsabilité durable et quotidienne.
Il s’agit de consacrer du temps pour l’éduquer, le promener, créer une relation équilibrée. Il s’agit aussi de prévoir un budget minimal, pour subvenir à ses besoins essentiels : alimentation, soins vétérinaires, accessoires, mais aussi imprévus de santé ou de comportement.
Ce devoir ne s’arrête pas là.
Le chien, en tant qu’animal social, développe souvent lui-même un sens très fort du devoir. Il peut, de son propre chef, endosser des responsabilités au sein du foyer : veiller sur les enfants, protéger la maison, anticiper les émotions de ses humains. Il agit parfois comme un gardien, un médiateur, un soutien émotionnel.
Mais ce rôle de "chien de pouvoir" n’est pas sans conséquences. Un chien qui prend trop de responsabilités sans cadre peut devenir anxieux, réactif, voire agressif. Il a alors besoin d’un accompagnement bienveillant, clair, cohérent. Autrement dit : si le chien se donne un pouvoir, c’est à l’humain d’en gérer les limites.
En définitive, cette phrase universelle s’applique aux deux parties :
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Pour l’humain, accueillir un chien, c’est accepter un pouvoir immense sur une vie, avec tout ce que cela implique en termes d’engagement.
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Pour le chien, exercer un rôle dans la famille exige un encadrement responsable, afin que ce pouvoir perçu ne devienne pas un fardeau.
Car oui, même dans le quotidien d’un foyer, le pouvoir ne va jamais sans responsabilité même pour le chien!
-Joanie