Comment déterminer si une race est faite pour moi?
Quand vient le temps de se choisir un nouveau compagnon canin, il peut être difficile déterminer quelles caractéristiques précises définissent notre prochaine relation. Souvent, on se base sur le niveau d’énergie du chien. Mais il y a tellement plus que ça! Laissez-nous vous partager quelques petit points à garder en tête lors du choix de la race de votre prochain chien!
D’abord, la première chose qu’on devrait faire en considérant un nouveau chien est de dresser la liste des races qui nous intéressent. De cette manière, on peut réduire notre champ de recherche considérablement, car faire toutes ces recherches prendra du temps!
Ensuite, après avoir dressé cette dite liste, on peut alors explorer sur le comportement et l’histoire de chaque race. Vous pourrez trouver beaucoup d’information en ligne, mais si jamais vous êtes comme moi et que vous préférez le papier, je vous recommande le Larousse du chien et du chiot, qui donne une bonne idée des différentes races qui existent. Ce qu’il faut comprendre, c’est que presque toutes les races ont été crées avec une idée en tête, un travail particulier. Avec le temps, certains traits se sont perdus ou se sont atténués, mais ils restent présent dans la génétique de votre animal.
Ceci vient avec une définition importante : les patrons moteurs. On peut les voir simplement comme les comportements “naturels” d’un chien, ceux pour lesquels sa race a été développée au fil du temps. Par exemple, certains chiens vont naturellement observer et contrôler les mouvements, d’autres vont suivre des odeurs, creuser, surveiller leur environnement ou encore rapporter. Ce n’est pas quelque chose qu’on leur apprend, c’est déjà là, à différents degrés. Comprendre ça permet souvent de mieux saisir pourquoi un chien agit d’une certaine façon au quotidien. Concrètement :
Un Border Collie est souvent porté à observer et contrôler les mouvements. Ça peut vouloir dire fixer, suivre du regard, tenter de regrouper des enfants, des vélos ou même d’autres chiens au parc.
Un Beagle est porté à suivre des odeurs. Dans le quotidien, ça peut se traduire par un chien très absorbé par le sol en promenade, qui peut avoir plus de difficulté à se détacher d’une piste pour revenir vers son humain.
Un Berger allemand est souvent sensible à son environnement et porté à surveiller. Ça peut vouloir dire remarquer rapidement les inconnus, réagir à des mouvements ou à des présences nouvelles dans son espace.
Un Jack Russell Terrier est porté à poursuivre et creuser. Concrètement, ça peut être un chien qui s’active en présence de petits animaux, qui fouille beaucoup ou qui persiste dans ce qu’il a commencé.
Un Labrador Retriever est porté à rapporter et à utiliser sa gueule. Ça peut vouloir dire aimer prendre des objets, les transporter, parfois mordiller, surtout jeune.
Un Husky sibérien est porté à se déplacer sur de longues distances de façon autonome. Dans la vie de tous les jours, ça peut donner un chien qui explore beaucoup, avec un rappel parfois moins naturel.
Un Cane Corso est porté à évaluer et protéger. Ça peut se traduire par un chien plus réservé face aux étrangers, qui observe avant d’interagir.
Aucun de ces comportements n’est garanti ni problématique en soi, mais ils donnent une idée du type de quotidien que certaines races peuvent amener.
Ensuite vient la question du gabarit, qui à mon avis est une question trop souvent mise de côté. Évidemment, on part pratiquement tous avec l’idée d’avoir un bon chien et de l’éduquer adéquatement. Mais en pratique, il arrive parfois que malgré tout, notre chien développe des problèmes de comportement. Alors, à mon avis, on doit se poser la question suivante : suis-je en mesure de contrôler un animal de X taille sans en avoir peur ou mettre les gens autour de moi en danger, advenant que mon chien développe des problèmes de comportement? Il faut aussi prendre en compte que plus l’animal grossit, plus notre marge d’erreur réduit car l’importance des dommages possibles est beaucoup plus grande. En outre, il existe des outils de gestion pour faciliter le quotidien (slip lead, muselière, etc.), mais ça peut valoir la peine de se demander : suis-je à l’aise avec l’utilisation d’outils dans le cas où cela peut être utile?
Ensuite, choisir une race, c’est aussi choisir une dynamique de relation. Certains chiens ont été sélectionnés pour travailler très près de l’humain, rester connectés, se référer naturellement à lui. D’autres ont été développés pour fonctionner avec plus d’autonomie, prendre des initiatives, parfois avec moins de besoin de validation constante. Dans le quotidien, ça influence des choses très concrètes comme le rappel, l’attention spontanée ou le besoin de proximité. Ce n’est pas une question de meilleur ou de pire, mais plutôt de se demander quel type de relation vous convient. Est-ce que vous avez envie d’un chien qui vous regarde beaucoup, qui cherche votre présence et vos indications, ou d’un chien plus indépendant, qui navigue davantage par lui-même? Les deux réalités existent, et certaines combinaisons sont simplement plus naturelles que d’autres!
En conclusion, rappelons-nous que de choisir une race n’est pas une mince affaire. On doit faire un choix logique pour notre quotidien afin de réduire le nombre de surprises possible. Évidemment, tout ce qui est cité plus haut n’est qu’à titre indicatif! On voit des Husky avec des rappels de feu et des Bergers Allemands très sociables aussi. Mais connaître la base de la race réduit notre incertitude.
Bonne semaine,
Sara-Maude