Le chien et la correction : une lecture comportementale et relationnelle
Une correction donnée sans relation risque fortement d’être perçue comme un rejet. C’est pourquoi le principe même de la correction demeure un sujet délicat à aborder. Il demande du doigté, un équilibre subtil entre justesse et ajustement. Et pourtant, il faut reconnaître que la manière dont elle est reçue varie énormément d’une personne à l’autre… et d’un animal à l’autre.
J’aime parler de compte en banque relationnel . La relation avec son animal dépend, en quelque sorte, de l’investissement qu’on y met. Plus on nourrit ce lien par la confiance, la constance, la bienveillance et le respect, plus le compte est riche. Et plus ce compte est rempli, plus l’animal sera capable d’encaisser des moments difficiles, comme une correction ou une situation frustrante, sans que cela ne vienne éroder profondément la qualité de la relation.
En comportement canin, on parle aussi du pack-drive. Il s’agit de la capacité du chien à faire partie d’un groupe et à s’y harmoniser. Ce facteur est directement influencé par son bagage génétique et ses expériences de vie. Un chien avec un pack-drive élevé aura tendance à rechercher la cohésion et la collaboration avec son groupe, ce qui peut faciliter les ajustements comportementaux, à condition que la relation soit solide.
Si l’influence de la génétique représente environ 70 % du tempérament et des prédispositions comportementales d’un chien, il ne faut pas sous-estimer le poids de l’expérience et de l’environnement. Ces derniers jouent un rôle crucial dans la manière dont les traits génétiques s’expriment ou s’atténuent.