Et si on apprenait comme un chien?
Ou plutôt… si on réalisait qu’on apprend exactement comme lui?
Humain ou chien… nos cerveaux sont peut-être faits différemment sur certain points, mais certaines réactions fondamentales nous unissent plus qu’on pense.
Prenons les situations stressantes. Qu’on soit confronté à un bruit inconnu, un conflit ou un environnement nouveau, notre cerveau réagit souvent par l’un des trois grands classiques : fuir, figer ou combattre (le fameux fight, flight or freeze).
Un chien qui jappe et saute en laisse? Un humain qui évite un appel téléphonique ou qui réagit au quart de tour? Même instinct, même système nerveux en mode alerte.
Et ce n’est pas tout. Même notre façon d’apprendre est drôlement similaire.
La magie de la myéline...
Tu te demandes pourquoi ton chien devient de plus en plus fluide dans ses commandes? Pourquoi toi aussi, certaines tâches deviennent plus faciles à force de les répéter?
C’est grâce à une petite merveille biologique : la myéline. Pense à elle comme une gaine isolante autour des fils électriques de ton cerveau. Chaque fois qu’un comportement est répété (assis, coucher, ou même attacher ses souliers), cette gaine s’épaissit. Résultat? L'information circule plus vite, plus efficacement. C’est ce qu’on appelle la création de routages neuronaux.
Plus on pratique, plus c’est fluide. C’est vrai pour ton chien… et c’est vrai pour toi aussi. L'expression la mère de compétence c'est la pratique!
Ce que la science nous apprend...
Des chercheurs ont mis en lumière le rôle fondamental de la myéline dans le développement des habiletés chez l'humain et chez le chien. Ce n’est pas juste une question d’intelligence ou de volonté: c’est une question de répétition, de sécurité émotionnelle, et de structure.
Un environnement prévisible, sécurisant et bien dosé en nouveauté, c’est l’idéal pour que la myéline fasse son travail. Comme quoi, travailler en étape ce n'est pas juste pour les chiens difficiles! C'est crucial!
Pas grand monde. Et quand ça fonctionne, c’est souvent parce qu’on connaît déjà un peu ce qu’on essaie d’apprendre. Les cerveaux, qu’ils soient canins ou humains ont besoin de sécurité, de constance et d’un peu d’espace pour intégrer de nouvelles informations. Parfois c'est même de dormir là-dessus!
Donc pas de magie, pas de raccourci : juste du temps, de la répétition… et beaucoup de compassion.
Alors que ce soit pour ton chien ou pour toi : une bouchée à la fois, et surtout, une bonne dose de patience. Parce que la mère de la compétence, c’est la pratique!
Alors bon entrainement à tous!