Des saines habitudes, bien plus qu'une question de volonté
Pour bien comprendre les habitudes, on doit d’abord se pencher sur les mécanismes de coping que l’humain et le chien mettent en place pour gérer leurs petits inconforts. Par exemple, le chien qui aboie au moindre bruit ou celui qui détruit un coussin lorsqu’il s’ennuie. Chez l’humain, c’est peut-être se ronger les ongles ou avoir le réflexe de dire “non” avant même de réfléchir.
Toutes ces petites habitudes ont un seul but : nous garder au maximum dans notre confort.
Chez le chien, construire de saines habitudes fait clairement toute la différence. On parle ici d’enseigner les bons comportements plutôt que de laisser le chien apprendre par lui-même. Par exemple, lorsqu’on parle de microgestion et du fait d’être présent lorsque le chien est libre dans la maison.
Même si certaines personnes diront qu’avoir un chien vient avec le risque que les meubles y passent, d’autres voudront maintenir leur investissement à l’aide de la cage. Cette microgestion a pour but d’aider l’animal à apprendre seulement les bons comportements. Cette technique est très efficace, mais elle ne vient pas sans conséquences. Un manque d’équilibre avec les sorties de cage créera un chien en manque de contact et de stimulation, sans compter l’exercice physique.
Il faut donc l’utiliser pour nous aider dans l’apprentissage, mais sans qu’elle devienne une béquille. Elle doit aussi faire partie d’un processus afin de retirer la cage progressivement. Tous les chiens n’auront pas la possibilité de s’en passer, tout simplement parce que leur besoin d’agir est grand.
Ces habitudes peuvent être conditionnées, comme faire son lit tous les jours ou apprendre à plier sa brassée de linge adéquatement. Les fanatiques comme moi comprennent que c’est important que les serviettes soient toutes pliées pareil et dans le même sens, les couleurs ensemble ! C’est une habitude simple à prendre dès le départ, qui ne demande pas plus d’énergie… sauf pour ceux qui avaient l’habitude de faire autrement. Changer cette habitude demandera certainement plus d’effort.
Pour le chien, c’est la même chose : changer est difficile. Cela demande de l’énergie, et il est tentant de revenir aux bonnes vieilles habitudes. La réactivité en est un bon exemple, tout comme le Jack Russell attentif à la fenêtre à attendre l’écureuil. Marcher en laisse en tirant est aussi une habitude, et malgré l’effort physique, le corps s’adapte, tirer devient de moins en moins difficile.
Changer une habitude chez l’humain vient aussi avec un impact sociologique. Par exemple, si vous êtes la seule personne à avoir un chien couché sur son tapis sur commande, il est clair que votre tante vous le mentionnera durant les fêtes : « Laisse-le donc vivre un peu! » Vous serez donc dans une situation inconfortable, qui vous fera remettre en question les saines habitudes que vous avez enseignées. Mais vous connaissez le truc : regardez et observez s’ils ont des chiens… et comment ils se comportent.
Le temps des fêtes, c’est souvent challengeant! Tout le monde a une opinion sur la façon de gérer un chien, mais il faut se le dire : très peu ont les résultats. Marcher à contre-courant demande du courage. Soyez attentif à vos réussites et célébrez-les!
En ce temps festif qui commence dans quelques semaines, on vous invite à vous pencher sur vos habitudes. Quels défis aurez-vous durant les soupers et les partys de famille? C’est le moment de mettre en application un changement d’habitude, parce qu’il faut au moins 21 jours pour en créer une nouvelle!
Alors, quelle habitude voulez-vous mettre en place dès maintenant pour vous faciliter la vie durant le temps des fêtes?
Joe