À la découverte d'un concept : l'anthropomorphisme
L’anthropomorphisme, c’est cette tendance qu’on a à prêter à nos chiens des intentions, des émotions ou des raisonnements humains. C’est dire qu’un chien se venge parce qu’on l’a laissé seul trop longtemps. C’est penser qu’il a honte après avoir fait une bêtise.
C’est une erreur qu’on fait souvent sans s’en rendre compte. Et c’est humain. On aime nos chiens, on vit avec eux chaque jour, on les intègre à nos routines, à nos émotions, à nos histoires. Mais à force de les regarder avec nos lunettes d’humains, on oublie qu’ils sont autre chose. Qu’ils perçoivent le monde autrement. Qu’ils communiquent autrement. Qu’ils apprennent autrement.
Un chien ne comprend pas les règles sociales humaines. Il ne planifie pas des représailles. Il ne calcule pas ses gestes pour nous faire réagir. Il vit dans l’instant, lit notre langage corporel, capte notre ton de voix, réagit à des associations, à des habitudes, à de l’inconfort ou de la peur. En réalité, il tente de s’adapter comme il peut à un monde qui ne parle pas sa langue.
Et c’est là que ça devient important de changer notre regard. Pas pour devenir froids, distants ou techniques. Mais pour être juste. Juste dans notre manière d’interpréter leurs comportements. Juste dans nos réponses. Juste dans notre accompagnement.
Comprendre son chien, c’est commencer par accepter qu’il n’est pas un humain déguisé. C’est un chien. Et ça demande qu’on prenne le temps de le lire comme tel.
Alors, pensez-vous prendre assez de recul émotionnel pour ne pas trop interpréter les signaux de votre de manière émotive?